
Bonjour à tous, amis suiveurs…
Nous vous écrivons de Rothenburg.
Hier nous avons quitté les rives du Danube. Direction plein nord. De larges plaines agricoles ont remplacé les falaises entourant le Danube. Des agriculteurs perchés sur leurs tracteurs géants saluent notre passage. Les grains semés sont prometteurs, la terre est imbibée, les pistes cyclables promises sont agréables. Nous roulons doucement. L’allure de Laurent progresse chaque jour, les plaines sont désormais presque planes, seul un petit vent du nord contrarie notre bonne humeur.

À ULM nous campons au club de canoé- cayak. La ville bien que totalement reconstruite est agréable. C’est la ville natale d’Albert Einstein.

N’est ce pas malheureux à notre âge, d’attendre avec une impatience enfantine la pause réconfortante ? De rouler vers les premiers vendeurs de gourmandises. ? Traversées des villages, vitesse limitée, on ne stoppe pas trop longtemps la route est encore longue.





On sent ici l’espace mieux qu’ailleurs. Le paysage est peuplé d’attentes industrielles, apprivoisé, pas moins sauvage, pas moins imprévisible, juste griffé par la main de l’homme. Et dans le ciel un avion qui trace, là bas, une centrale nucléaire à l’arrêt, une cimenterie géante ou un incinérateur, et puis ,là juste pour le plaisir des touristes un train qui fonctionne au charbon.




Une journée à vélo en Franconie….
Aujourd’hui le temps radieux nous a éclairés dans cette région du nord de la Bavière. Une succession de jolis bourgs et villages proprets et pimpants avec maisons multicolores ou à colombages que la route égrene comme les perles d’un collier.
N’ayant pas de talent littéraire comme Dominique, je me contenterai de paraphraser Charles Baudelaire : « Là tout n’est qu’ordre et propreté, luxe, calme et netteté… »
La Franconie… En allemand, on dit « Frankenland », ce qui veut dire : le pays des Francs….
Eh oui, le peuple qui a donné son nom à la France est un groupe qui a émigré en masse vers le quatrième ou cinquième siècle depuis cette région . Voilà qui devrait faire réfléchir certains qui fantasment sur un avenir de changement … On peut se demander si les gallo romains avaient autant de xénophobes dans leurs partis politiques…
En tout cas, ces « Franken » ont laissé une empreinte et enrichi la langue (on dit qu’environ 30% des mots de notre langue française sont de leur apport germanique) et ils ont dû laisser (malgré eux) un bien beau pays ! Amitié à tous ceux que je connais mais aussi à ceux que je ne connais pas. Laurent Manceron.

Christine dit toujours
Attention !
Roule prudemment …
Freine dans les descentes
Fait attention aux bêtes
Fait attention aux gens
Fait attention à toi!
La nuit nous recouvre
Je n’entends plus rien
Je dors déjà
Je suis toujours là!
Un paysage ordinaire, des éoliennes à tous vents, partout on parle du soleil, partout on recherche de l’énergie, partout on maltraite, partout on concilie les forces, l’arbre reverdie, plus touchant que la croix virevoltante de notre quête incessante.










Rothenburg est située sur un plateau dominant la rivière Tauber. La ville est sur la « route romantique » très prisée des touristes.
Un peu d’histoire (pas drôle l’histoire)
La cité de Rothenburg est demeurée à peu près dans son état de l’époque renaissance. Elle possède toute son enceinte fortifiée des XIV et XV siècles, avec ses 42 tours et son chemin de ronde couvert. C’est un des hauts-lieux du tourisme en Allemagne. Elle concentre un nombre impressionnant de demeures médiévales .
Bastion Nazi.
Durant la république de Weimar, la ville et le district électoral de Rothenburg sont devenus un bastion du parti nazi. Lors de l’élection présidentielle de 1932, Hitler y obtient 87 % des voix. C’est le record national. En 1933 le parti nazi y recueillera encore 83% des voix.
L’antisémitisme des habitants s’est encore accru dans la période nazie : les 17 derniers Juifs de la ville ont été expulsés par la force par décret municipal le 22 octobre 1938, deux semaines avant la Nuit de cristal. Rothenburg sera alors fièrement déclarée «Judenfrei » « libérée des juifs » !
Le 31 mars 1945 les aviateurs américains se trompent de cible et détruisent plus d’un tiers de la vieille ville qui sera reconstruite à l’identique grâce à une aide internationale.


Cerisiers en fleurs, saules de jeunes bourgeons, tout brille dans le vol des hirondelles, les petits pommiers mûrissent leurs promesses, on roule en pleine lumière au bord de la rivière Tauber….





En Bavière tout est romantique. Les villages s’habillent de jeunes filles, les châteaux de patience millénaires, les vignes d’ordre et de murets, ici l‘incongru est hors de propos, même la rivière est paisible et calme.


Carnet de notes :
Les Sacs de Couchage

Bonjour les amis,
Merci pour ces belles photos : ça fait vraiment envie ! J’espère que la météo s’arrange, et que vous ne galérez pas trop pour la logistique. Mais après l’effort, normalement le réconfort avec les bonnes spécialités bavaroises qui doivent regonfler l’énergie des troupes. Buvez une bonne bière à ma santé ! Et bonne continuation vers l’Islande. Bises
Christiane Magnette
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Merci pour tout vos commentaires qui nous font vraiment plaisir.
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C’est vraiment super ce que vous faites.
Les images sont belles.
Bonne continuation.
Bises à vous.
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Coucou les baroudeurs
La Bavière… On découvre de belles régions avec vos très beaux reportages 😊
A très bientôt
On vous embrasse
Joëlle et René
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Hello les voyageurs !
Merci pour vos nouvelles, de vrais reportages très complets dont nous ne nous lassons pas.
Continuez bien et prudence sur les routes !
Isabelle et Jean
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L’éloge du sac de couchage est superbe…
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