11- Le Dieu des étoiles

Bonjour à tous amis suiveurs. Nous vous écrivons de Reykjavik. Ce soir, le soleil se couchera à 23H50, il se lèvera demain matin à 2H40.

Le Dieu des étoiles: Dans la mythologie nordique, le Dieu Ódinn fixe la course du soleil et des étoiles. Il est le maitre du jour et de la nuit. Au printemps, le messager de la lumière et du solstice d’été est un oiseau: Le pluvier doré. On le fête ici comme le messie. Au mois de juin, tous les journaux parlent de son arrivée qui marque la fin du long tunnel hivernal. Vient alors le temps du soleil interminable qui disparait à l’horizon quelques minutes et réapparait aussitôt sur les falaises drapées d’aurore.

Un léger voile de brume soufrée, de cendres peut être, enveloppe la ville. Après les paysages désolés et austères de la route du sud qui arrive à Reykjavik, nous traversons une longue zone commerciale aussi moche que les nôtres. La ville compte 230 000 habitants, c’est le poumon vibrant de l’île. Le contraste est saisissant, le tumulte urbain est de retour.

L’Islande

L’Islande est grande comme 20 départements français. Partis tout à l’est, du port de Seyðarfjörður, nous allons suivre le trait de la côte par le sud et contourner l’immense glacier central de Vatnajökull. Puis après Reykjavik, nous longerons la côte ouest avant de rouler sur les presqu’îles du nord.

Les glaciers recouvrent en été environ 12 000 km2 de la surface de l’île (soit environ 3 fois la superficie de la Haute Savoie); La plupart recouvrent parait- il de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur des volcans toujours actifs. 

Le vent: La langue islandaise dispose de 8 noms différents pour désigner le vent selon son degrés d’intensité. À certains moments de la journée, nous ne regrettons pas les vélos.

Les Islandais: Il y a sur l’île d’Islande 330 000 habitants, 230 000 d’entre eux vivent à Reykjavik, le reste de l’île est occupée par 700 000 moutons qui sont la principale activité agricole d’Islande. Les islandais sont accueillants, chaleureux et souriants. Le froid  et le vent du moment leur semblent d’inséparables compagnons .

Un pays sans armée: En 1630, des pirates enlèvent des habitants de l’île et les vendent comme esclaves.(ça ne se fait plus !) On bâtit alors sur l’île un fort que l’on garnit d’une garnison qui sera la seule armée que l’île n’ai jamais connue. Ah si tous les pays du monde…

Des fruits: Grâce à la géothermie l’Islande produit de nombreux fruits. En particulier des fraises et des bananes. L’Islande est le premier producteur européen de bananes. 

Jökulsärlon: C’est une langue étirée de l’immense glacier Vatnajökull: C’est un petit coin perdu. Solitaire au bord de la mer. C’est un petit coin perdu qui perd de son ampleur. On lui a aménagé une plage à curieux, un parking bien irrévérencieux, de voitures, de vans et de vent, très loin très loin de son confort glaciaire. Au pied du glacier, des animateurs, peu au fait de la disparition de leur pain quotidien, proposent divers amusements destinés aux humains. Pour naviguer au plus prés des icebergs, chacun choisit son paradis ! En canoë – amusant !, en zodiac – désolant !, en bus amphibie, oui, oui! – affligeant !, en camion 4/4 pour sillonner le glacier, – glaçant !, en avion biplace pour le survoler – survoltant !. Depuis1998 le glacier qui plongeait alors dans la mer s’est retiré d’1 km et a perdu plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur. Il glisse dans son couloir rocheux où ses icebergs rejoignent l’océan. Sa glace bleutée se fragmente, se fracture et se désagrège. Magnifiques, ils ont la poésie des naufrages.

Juste un long regard.

L’île aux lupins. C’est une étape importante dans la reconquête des espaces brûlés par la lave. Une fois leur travail de fertilisation accompli, les lichens laissent la place aux lupins. D »immenses plaines sont recouvertes de leur bleu pointu. Plus tard de jeunes bouleaux envahiront les plaines à leur tour.

Le soleil et les fleurs. Lambagras, le bouquet de boutons roses, Holunt les petites à pétales blanches, Flagahnoòri la petite tige rouge, Hyrasóly les blanches sur le tapis vert, et Fjörukal la dernière mauve.

Sur la route...

La cascade de Skogafoss. Son rideau d’eau vive abrite toujours le trésor du Viking Pörôlfsson. Au delà de son sommet (60 mètres) un chemin bienheureux suit une rivière glacée qui de chutes en chutes mène au col du glacier Fimmvöröròuhais. Une ballade somptueuse. Je crois que le trésor était enfoui là, sous chacun de nos pas. 

Harpa ! Inauguré en 2011, ce bâtiment, à la fois somptueuse salle de concerts et centre de congrès. est construite sur la mer. Les vitres de sa façade changent de couleurs au crépuscule – pas de chance en ce moment, le jour ne tombe jamais – des angles, des miroirs de plafond, des volumes offerts à la lumière et des perspectives sur la mer, à l’infini. Un magnifique opéra de plein air.

En Islande, les maisons n’ont pas de volets, elles aiment se baigner aux rayons du soleil de minuit. On peut marcher à trois heures du matin avec une énergie de pêcheur -pas de cycliste – la lumière est là, il faut en profiter, c’est « déboussolant » !

Avec opiniâtreté, Christine a vaincu le labyrinthe de l’administration électorale. Demain à l’ambassade, ils accéderont à notre demande. Nous pourrons donner procuration pour reconstruire le monde dissolu.

Pour un accès direct à Dieu, prenez une fusée Luthérienne, sans décors ni couleurs. Ses lignes sont pures et la lumière y est sobre. Rien pour amuser l’oeil, rien pour distraire de la morale, seul un orgue monumental et majestueux pour distraire l’âme de son ennui. Cette église est confiée à la garde de Leifur Eiriksson, fils d’Erik le rouge. Cet aventurier Viking aurait découvert l’Amérique en l’an 1 000. On y était pas.

L’expression de l’imaginaire islandais. Des fresques murales empreintes de fantastique que nous découvrons le nez au vent.

Naf Naf à Hafnarfjõrdur: « La ville dans la lave ». C’est ici que nous campons, à proximité de Reykjavik. C’est un petit port de pêche que les anglais, les danois et les allemands se disputèrent de nombreux siècles durant. La ville abrite la plus forte communauté de petits êtres surnaturels de l’île. Elle se trouve à la croisée de plusieurs « lignes d’énergie » appréciées des peuples cachés – les elfes- les lutins- les trolls -les gnomes – et la famille royale. Nous avons dormi profondément mais pas assez pour en voir quelques uns. 

En ville des abris comme des jardinières sont proposés aux habitants amoureux des fleurs, même en hiver.

Demain direction le nord-ouest. Merci pour vos encouragements et commentaires qui nous font toujours très plaisir.

Nous vous embrassons.

Christine et Dominique

4 commentaires sur « 11- Le Dieu des étoiles »

  1. Hello les amis

    Que de belles photos et magnifique lumière !

    Vous allez voir une très belle nature préservée et il ne doit pas y avoir foule sur les routes.

    On vous embrasse.

    Joelle & René

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  2. Magnifiques photos ! Et les lupins nous rappellent la nouvelle zélande qui en était recouverte dans certaines régions. Hugo les trouve très beaux si bien qu’on en a planté pas plus tard que le mois dernier ! Gros bisous de nous 5 !!

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  3. Seul le blog décide quand je peux mettre un commentaire ou pas ?

    Ça ne m’empêche pas de lire toujours avec autant de plaisir vos aventures et ce voyage restera marqué par beaucoup d’entre elles. Nous pensons bien à vous, bravo de savoir toujours rebondir et merci de toutes ces images qui nous font r^vées et voyager avec vous

    Des bisous, Chantal

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  4. quand le soleil apparaît quelle magnificence, ces images sont superbes . Merci pour ce partage, continuez bien, ici ce n’est pas le même vent qui souffle mais aussi tempétueux

    . Bises Patrick Odile

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